Sunday, November 30, 2008

David Byrne and Brian Eno first CD for 30 years...

Ho Chi Minh City, 30 Novembre 2009

Une petite merveille, assez difficile à définir même si les 2 parlent de "gospel-folk-electronique", ce qui est à mon avis un peu réducteur.
Sur le lien ci-après, cherchez "One Fine Day", un morceau bizarre, envoutant, écrit par Byrne après la lecture d'un bouquin (épouvantable...) sur le Darfour....

One Fine Day:

Friday, November 28, 2008

La Belgique sinistrée, réponse à Philippe Van Lil

Tokyo, le 28 Novembre 2008


Philippe,

L’accusation de poujadisme est toujours la défense ultime du monde politique face à la critique de son incompétence quand celle-ci atteint les extrêmes..
Poujade, qui était un facho, a critiqué un gouvernement, cela ne fait pas de tous les gens qui critiquent un gouvernement des fachos….

Je trouve en réalité l’article de l’Echo léger et bien gentil par rapport à tout ce qui devrait être dit de la gabegie politique dans laquelle le pays est embarqué depuis quelques années. S’il y avait en Belgique une vraie presse d’investigation, non soumise au pouvoir, l’article de l’Echo apparaitrait comme un conte de Noël vis-à-vis de la réalité objective.

Where is the Belgian Obama?

Ou est le Obama belge ai je envie de demander comme question préliminaire ?
Ou est l’homme politique au sens large qui a une vision, qui va changer les choses ?
Ou sont les mesures réellement utiles vis-à-vis des vrais problèmes, économiques, environnementaux, religieux pour ne citer que 3 axes de réflexion parmi d’autre ?
Ou est la réflexion sur l’attitude à prendre vis-à-vis de la montée des extrêmismes divers et variés qui affectent tant le monde politique que religieux (voir l'actualité.....) ?

"Gauche-Droite, piège à con"

Et pourquoi, mais bon sang pourquoi ce pays est il encore tellement engoncé dans un débat gauche-droite relevant de la culture politique du 19ième siècle alors que sauf erreur de ma part, nous sommes le 27 Novembre 2008…..??

Marre du clientélisme, du populisme, de la préférence à l’affiliation partisane sur la compétence, marre du manque de créativité, marre de la prétention insupportable d’une classe politique plus occupée à travailler à sa perpétuation qu’aux changements pour le bien de la cité.

Ce monde politique est dans l’incapacité totale de gérer le pays dans l’environnement actuelle, il est dépassé par les évènements, il n’est plus à niveau, ceux qui ne l’ont pas encore compris le verront dans les années à venir.

Et bien sur, se consoler en constatant que les autoroutes belges sont toujours éclairées et qu’on peut encore se faire soigner dans un hôpital, c’est bien beau mais d'une part c'est le minimum minimorum (la Belgique est en Europe...) et surtout c’est ignorer la vraie nature des défis du 21ième siècle.

Le cauchemar belge

Philippe, je te le dis, le jour ou je rentre dans ce pays sinistré, ce sera pour y créer un parti politique qui ne reposera plus sur le schisme gauche-droite, flamand-wallon ou catholiques-laiques mais bien sur la différence entre la compétence et la bêtise insondable, entre l’honnêteté et le tout-clientélisme, entre l’endoctrinement idéologique et la liberté créative.

Mais toi et moi nous le savons, cette conversion n’est pas possible, la seule chose que le monde politique belge a réussi au dela de toutes ses espérances, c’est cadenasser les leviers du pouvoir pour l’éternité.

Une éternité d’incapables prétentieux, le cauchemar belge…..


Bien à toi.

Gricha


PS: réactions >> collateral-interference@hotmail.com

La Belgique sinistrée, réaction de Philippe Van Lil

Mon très Cher Ami, mon très Cher Gricha,

Ecrire, comme tu le fais, que « la Belgique est dirigée par une bande de crabes irresponsables et prétentieux, le mélange qui tue la démocratie » me semble pour le moins excessif. Je pourrais te citer des dizaines de mesures prises récemment par certains de nos gouvernants qui démontrent à souhait que, contrairement à ce que laisse entendre le ton poujadiste et démagogique de Christophe De Caevel dans L’Echo, les « crabes » en question ne sont ni inertes ni incompétents.

Il convient cependant de faire preuve d’un grand discernement entre, d’une part, le travail réellement effectué qualitativement et quantitativement par nos mandataires politiques, qu’ils soient de l’Exécutif ou du Législatif, et, d’autre part, ce qui est donné en pâture par quelques journalistes en compétition pour de meilleurs tirages et pour une contribution maximale à la destruction de nos arbres et de nos forêts. Des journalistes en mal de scoops. Des journalistes en quête perpétuelle d’images à sensations et de discours simplistes compréhensibles sans trop de difficultés par la masse hébétée des consommateurs de papiers d’épluchures à pommes de terre auxquels ils s’adressent.

La complexité du cadre institutionnel du pays dans lequel nous vivons et les difficultés que nous traversons depuis plus d’un an ne doivent pas éluder le travail accompli par certains de nos responsables politiques, dont la compétence serait sans doute plus visible et plus payante - dans tous les sens du terme - s’il la mettait à la disposition de multinationales vendant des savonnettes ou du chocolat. Je ne prendrai ici que l’exemple des diverses notes de politique générale déposées par nos ministres depuis plusieurs semaines à la Chambre des Représentants. La dernière en date est résumée dans le Plan Emploi de Joëlle Milquet. Celui-ci contient pas moins d’une soixantaine de pages (voir http://milquet.belgium.be/files/081120-Plan%20emploi%202009.pdf), dont je doute fort qu’elles ne contiennent que des sornettes échafaudées par « des crabes irresponsables et prétentieux » dans l’unique but d’aveugler les masses prolétaires et les bourgeois nantis. Il faut cependant se donner la peine de quelque effort supplémentaire pour lire et analyser de tels documents et pour se rendre compte à l’évidence de la créativité et de la pertinence des mesures prises par bon nombre de nos gouvernants.

A lire les termes utilisés par le journaliste de L’Echo - « L’inertie actuelle », « Les politiques veulent-ils relancer la Belgique ? » - et par toi-même - « la Belgique est dirigée par une bande de crabes irresponsables et prétentieux, un mélange qui tue la démocratie », « La Belgique est un pays sinistré et va le rester », ne stigmatise-t-on pas trop vite l’action de nos gouvernants ? A lire de telles assertions, on en viendrait presque à comparer notre pays à une république bananière où le dysfonctionnement serait la règle. Or, que je sache, nos administrations continuent à tourner, nos hôpitaux accueillent toujours les malades, nos autoroutes sont encore éclairées. Quant à la démocratie, la « belle affaire », elle propulse un José Happart à la tête des « des crabes irresponsables et prétentieux » du Sud du pays et un Jean-Marie Dedecker en tête des voix de préférence au Nord du pays. Cette démocratie-là, alimentée par l’action toxique de certains journalistes « bien pensants », contribue à l’hégémonie de tels individus qui occultent l’action positive de nos autres gouvernants. La démocratie, à coup sûr, n’est pas morte mais elle est fortement grippée. Et à qui la faute in fine : à l’homme de la rue, à nos gouvernants, aux journalistes professionnels, aux journalistes bloggeurs… ou un peu à tout le monde ?

Pour conclure je te laisserai, non pas sur une, mais sur quatre citations d’un même auteur, en l’occurrence Charles Maurice, homme d’Etat et diplomate français (1754-1838) qui se distingua lors de la Révolution française et des guerres napoléoniennes et qui joua un rôle déterminant lors du Congrès de Vienne :

- « Ce qui est, presque toujours, est fort peu de choses, toutes les fois que l’on ne pense pas que ce qui est produit ce qui sera. »
- « Le meilleur moyen de renverser un gouvernement, c’est d’en faire partie »
- « Dans les temps de révolutions, on ne trouve d’habileté que dans la hardiesse, et de grandeur que dans l’exagération. »
- « Tout ce qui est excessif est insignifiant »

Philippe Van Lil,
Journaliste & compagnon d’une mandataire politique

Tuesday, November 25, 2008

La Belgique est un pays sinistré, et va le rester.....

Encore un Edito de l'Echo repris in extenso, rien à ajouter....... Excellente analyse.
N'ayons pas peur des mots, il faut le dire, la Belgique est dirigée par une bande de crabes irresponsables et prétentieux, le mélange qui tue la démocratie.....

Les politiques veulent-ils «relancer» la Belgique?

Bruxelles (L'Echo) - Les Pays-Bas annoncent six milliards d'euros contre la crise, la France 22 milliards, l'Allemagne 32, l'Union européenne sans doute plus encore. Et pendant ce temps, la Belgique a fièrement réuni cinq groupes de travail. Peut-être vaudrait-il mieux en rire, mais on a un peu de mal…

Qu'aurait imaginé Guy Verhofstadt en pareilles circonstances? On le voit bien vendant avec un enthousiasme communicatif quelques mesures décidées lors d'un sommet, forcément «historique». Yves Leterme présente un tout autre tempérament. Il pourrait être le grand ordonnancier d'une panoplie de décisions fédérales, wallonnes, flamandes et bruxelloises. Mais il préfère prudemment s'en remettre aux cinq groupes de travail.

L'inertie actuelle dépasse cependant l'opposition des styles. Sous la pression du gouvernement flamand, Leterme a strictement balisé l'action des groupes de travail, dont les moindres réflexions se heurtent au sacro-saint «respect scrupuleux des compétences de chaque niveau de pouvoir».

Ce petit détour institutionnel n'est pas innocent. En effet, ce n'est pas le budget, la dette publique ou l'écart idéologique entre libéraux et socialistes qui brident un éventuel plan de relance belge. L'écueil fondamental, c'est la vision de l'avenir du pays.

Tracer des perspectives pour l'économie belge, c'est tracer des perspectives pour la Belgique. Or, qui peut porter un projet national, dans un pays où les partis diffèrent d'une communauté à l'autre, où les familles politiques sont en lambeaux? Impossible de mobiliser pour l'économie d'un pays, fut-il le sien, en l'avenir duquel on ne croit pas. La question est hélas bien plus profonde que de savoir s’il faut 1, 2 ou 5 milliards.

Dès les premiers appels en faveur d’un projet de relance, la saga de la nomination des bourgmestres a ressurgi. Dans le quart d'heure, les présidents francophones annonçaient une réunion d'urgence et pointaient le risque de sabordage du dialogue institutionnel. La flamme communautaire était rallumée, les chances d'une véritable action économique nationale se réduisaient d’autant.

L'analyse est a priori plus pertinente pour le nord du pays. Observons néanmoins que le président du MR préférait hier intensifier sa campagne pour les élections régionales que commenter l'élaboration d'un hypothétique plan de relance national.

par
Christophe De Caevel
Journaliste

Tuesday, November 18, 2008

Duffy - Stepping Stone (Acoustic)

Hanoi, November 18, 2008

Du grand art, on en redemande.....

Monday, November 17, 2008

Duffy - Mercy Live

Hanoi, Novembre 17, 2008

Remplace celui de Taratata qui était un peu mou.....

Duffy - Stepping Stone - Live

Hanoi, November 17, 2008

Maibe one of the best song ever?

Alice Russell - Seven Nation Army (Live in Paris)

Hanoi, November 17, 2008

Is good music back?

Alice Russell - High Up On The Hook (live)

Hanoi, November 17, 2008

The return of the soul

Friday, November 14, 2008

More Duffy Singing Mercy (Acoustic)

Bruxelles, 14 Novembre 2008

La bonne musique n'ayant aucun effet néfaste sur le taux de cholestérol, il est bon d'en abuser.

Thursday, November 13, 2008

Duffy - Mercy

Bruxelles, 13 Novembre 2008

No comments.....

Wednesday, November 12, 2008

Bananarisation de la Belgique politique

Bruxelles, 12 Novembre 2008

Il y a parfois des Editos qui résument tellement bien une situation donnée qu'il devient inutile de faire autre chose que de les reprendre "in extenso".
Le trio infernal Reynders, Leterme, De Gucht est en train de donner, en combinant incompétence, non respect du droit des sociétés et pratique de délit d'initié, du grain à moudre à un parti aussi écoeurant que le Vlams Belang..... C'est très grave.

Le plus grave reste néanmoins à venir puisque les déclarations de ce Week-End montrent maintenant une tentative de l'exécutif d'influer sur les décisions de justice à venir.....

Dans la série "Belgique République Bananière", voici donc de le dernier Edito en date de l'Echo:

"Le dossier Fortis mérite davantage de sang-froid

Mais quelle mouche a piqué Yves Leterme et Didier Reynders ?

Ces derniers jours, ils ont condamné de façon virulente les procédures judiciaires actuellement en cours dans le dossier Fortis. Le premier a laissé entendre que l’État pourrait faire marche arrière — et retirer l’argent investi — si la reprise de Fortis par BNP Paribas était annulée. Le second— un ancien avocat ! — a critiqué la déontologie des avocats défendant des petits actionnaires qui se sont pourtant logiquement tournés vers la Justice pour faire valoir leurs droits.

De la part de deux des plus hauts gradés du pays, on attendait davantage de sang-froid. Par leurs déclarations, ils font peser une pression tout à fait inacceptable sur la présidente du commerce de Bruxelles — qui n’avait pas besoin de cela pour mesurer l’importance de sa future ordonnance —, au mépris des principes fondamentaux de séparation des pouvoirs.Mais, surtout, ils placent les activités belges de Fortis dans une situation potentielle d’incertitude, dans un flou majuscule, alors qu’ils n’ont cessé de répéter qu’ils ne laisseraient jamais une banque belge tomber ni un épargnant au bord de la route.
Certes, on sent Didier Reynders passablement nerveux pour le moment. Sans doute se rend-il compte qu’en voulant sauver Fortis de la débâcle, il a mécontenté des milliers d’actionnaires qui constituent le fonds de commerce de son électorat. Et que le rêve d’un MR vainqueur des prochaines élections risque d’être remisé au placard. Mais de là à pratiquer une sorte de politique de la terre brûlée… ?

De sang-froid, un autre haut responsable politique semble aussi en avoir manqué : Karel De Gucht ne peut décemment pas continuer à faire comme s’il ne s’était rien passé. Et à prétendre que son épouse a choisi par hasard de se défaire de ses titres Fortis un vendredi midi— c’est-à-dire après la longue nuit qui avait débouché sur l’accord de revente des activités hollandaises à l’État néerlandais, et avant le long week-end qui devait entériner la revente à BNP Paribas. Des informations qui étaient connues des seuls membres du gouvernement mis au parfum, dont le ministre des Affaires étrangères.
Alors, pourquoi cette vente le vendredi midi, et pas dans les 4 jours qui ont précédé ?Devant un tel faisceau de présomptions, ce n’est même plus de sang-froid dont il convient de faire preuve, mais d’un minimum de dignité.
Nicolas Ghislain "

Wednesday, November 05, 2008

OBAMA is President!!!!

Ho Chi Minh City, November 5th, 2008

Quand la fiction du feuilleton 24h devient réalité, Obama, 44ème Président des USA et symbole, par la couleur de sa peau, de l'extraordinaire capacité de retournement des USA.
Ouf.....

E-mail reçu à l'instant:
"Gricha --
I'm about to head to Grant Park to talk to everyone gathered there, but I wanted to write to you first. We just made history. And I don't want you to forget how we did it. You made history every single day during this campaign -- every day you knocked on doors, made a donation, or talked to your family, friends, and neighbors about why you believe it's time for change. I want to thank all of you who gave your time, talent, and passion to this campaign. We have a lot of work to do to get our country back on track, and I'll be in touch soon about what comes next. But I want to be very clear about one thing... All of this happened because of you.
Thank you,
Barack "


Tuesday, November 04, 2008

Demain est un autre jour

Ho Chi Minh City, November 4th, 2008



Rarement l'avenir de la planète aura autant été autant suspendu à l'élection d'une seule et unique personne. Le 44 ème Président des Etats-Unis a un long travail de nettoyage à faire suite aux 8 années de présidence les plus calamiteuses de l'histoire de ce grand pays.
Seul Obama est à la hauteur de la tâche. L'organisation absolument parfaite de sa campagne prélude en effet de la qualité de son équipe et de sa capacité d'innovation.
Obama est le fruit d'une longue évolution aux USA, une espèce de révolution lente débutée dans les années 60 et dont l'aboutissement est ... demain.

"Barack Obama for President", il n'y a pas d'autre choix possible....