The Stones revisited by Arno, the belgian Tom Waits!
Saturday, February 24, 2007
Thursday, February 22, 2007
Saturday, February 10, 2007
Stop Oil Payments to the Sudanese Government
Letter to Secretary Paulson on Oil Payments to the Sudanese Government
The Honorable Henry M. Paulson, Jr.
Secretary of the Treasury Department of the Treasury
1500 Pennsylvania Avenue NW
Washington, DC 20220
February 8, 2007
RE: OIL PAYMENTS TO THE SUDANESE GOVERNMENT
Dear Secretary Paulson:
Human Rights Watch welcomes the Treasury Department’s proposed use of its regulatory authority to block dollar transfers by US commercial banks of oil payments to the Government of Sudan.
As has been extensively documented by Human Rights Watch and many other organizations and governments, including the United Nations and the US Department of State, the Sudanese government and government-backed militias are responsible for massive crimes against humanity and war crimes against civilians in Darfur. The Sudanese government’s abusive policies and actions in Darfur have resulted in the deaths of at least 200,000 people and have forcibly displaced more than two million Darfurians, who remain confined in displaced persons camps and who are unable to return home due to continuing attacks by government-backed militias and rampant insecurity.
It is entirely consistent with the purpose of Executive Orders Nos. 13067 and 13400 and their implementing regulations for the Treasury to prohibit any US bank from participating in commercial dealings with the Sudanese government, its leadership or their respective affiliates, including oil export firms in which they have an interest.
Human Rights Watch believes that the imposition of such blocking action by the Treasury is required now, not at some future date, in view of the Sudanese government’s persistent refusal to comply with the international community’s repeated requests—through the United Nations Security Council and through bilateral diplomacy—to immediately accept the full deployment of the proposed United Nations-African Union international peacekeeping force and to reverse its abusive policies in Darfur.
We therefore urge you to exercise your regulatory authority without delay to make clear to the Sudanese government that its continuing human rights violations in Darfur and its massive failure to protect Sudanese civilians will no longer be tolerated, and that it must immediately accept the international force, fully cooperate with all efforts to improve civilian protection in Darfur and end the violations.
Sincerely,
Peter Takirambudde
Executive Director, Africa Division
Human Rights Watch
Usefull links:
Full report of HRW on Darfur crimes: "Government Responsibility for International Crimes in Darfur"
Partial list of individuals who should be investigated by the ICC (including President Omar El Bashir)
Human Rights in Sudan
The Honorable Henry M. Paulson, Jr.
Secretary of the Treasury Department of the Treasury
1500 Pennsylvania Avenue NW
Washington, DC 20220
February 8, 2007
RE: OIL PAYMENTS TO THE SUDANESE GOVERNMENT
Dear Secretary Paulson:
Human Rights Watch welcomes the Treasury Department’s proposed use of its regulatory authority to block dollar transfers by US commercial banks of oil payments to the Government of Sudan.
As has been extensively documented by Human Rights Watch and many other organizations and governments, including the United Nations and the US Department of State, the Sudanese government and government-backed militias are responsible for massive crimes against humanity and war crimes against civilians in Darfur. The Sudanese government’s abusive policies and actions in Darfur have resulted in the deaths of at least 200,000 people and have forcibly displaced more than two million Darfurians, who remain confined in displaced persons camps and who are unable to return home due to continuing attacks by government-backed militias and rampant insecurity.
It is entirely consistent with the purpose of Executive Orders Nos. 13067 and 13400 and their implementing regulations for the Treasury to prohibit any US bank from participating in commercial dealings with the Sudanese government, its leadership or their respective affiliates, including oil export firms in which they have an interest.
Human Rights Watch believes that the imposition of such blocking action by the Treasury is required now, not at some future date, in view of the Sudanese government’s persistent refusal to comply with the international community’s repeated requests—through the United Nations Security Council and through bilateral diplomacy—to immediately accept the full deployment of the proposed United Nations-African Union international peacekeeping force and to reverse its abusive policies in Darfur.
We therefore urge you to exercise your regulatory authority without delay to make clear to the Sudanese government that its continuing human rights violations in Darfur and its massive failure to protect Sudanese civilians will no longer be tolerated, and that it must immediately accept the international force, fully cooperate with all efforts to improve civilian protection in Darfur and end the violations.
Sincerely,
Peter Takirambudde
Executive Director, Africa Division
Human Rights Watch
Usefull links:
Full report of HRW on Darfur crimes: "Government Responsibility for International Crimes in Darfur"
Partial list of individuals who should be investigated by the ICC (including President Omar El Bashir)
Human Rights in Sudan
Thursday, February 08, 2007
Le grand malentendu sur la liberté d'expression
San Diego, February 7th, 2007
Dalil Boubakeur est bien mal embarqué avec son procès contre Charlie Hebdo dans le cadre de cette interminable histoire de caricatures du prophète.
Il tente d'expliquer qu'il n'a rien contre la liberté d'expression, qu'il ne cherche pas à museler la presse, ni rétablir le délit de blasphème.
Pourtant, il ne fait strictement rien d'autre!
Comme le dit un excellent Edito du Monde: "Les avocats des plaignants se défendent de faire le procès de la liberté d'expression, fustigeant à travers les dessins incriminés "un message raciste qui assimile tout musulman à un terroriste islamique". .......... Mais, en l'espèce, dans le dessin de Cabu, la distinction est sans ambiguïté entre islamistes en particulier et les musulmans en général.
................. le procès de Charlie Hebdo est celui d'un autre âge, d'un autre temps. Même si les plaignants n'invoquent pas cet argument, il faut avoir en mémoire que ce qui a déclenché la polémique, c'est la représentation du prophète Mahomet, qui, aux yeux de l'islam, est un blasphème. On est donc en présence d'une querelle obscurantiste."
Mais d'ou vient alors l'accusation fréquente d'une "liberté d'expression à géométrie variable", qui laisserait faire les attaques contre l'Islam tout en interdisant celles contre Israel?
Comment démonter cette idée d'une "Islamophobie" ambiante jointe à une "Israélophilie" qui ne le serait pas moins?
La liberté d'expression est limitée par la loi dans tous les pays du monde et, à vrai dire, beaucoup plus limitée dans les pays musulmans qu'elle ne l'est en Europe ou aux USA.
Les limites légales à la liberté d'expression portent principalement sur:
a) Les droits d'auteurs (copyrights)
b) La diffamation - les atteintes à la vie privée
d) Le racisme - la xénophobie
e) Le négationnisme d'évènements historiques avérés (génocides et épurations ethniques).
Ces limites à la liberté d'expression sont strictement les mêmes pour tous les habitants d'un pays déterminé et ne sont donc PAS à géométrie variable. C'est le premier point fondamental.
La loi interdira a tout le monde de diffuser des écrits attaquant un blanc/noir/juif/arabe/martien parce qu'il est blanc/juif/arabe/martien. C'est du racisme.
Le même blanc/noir/juif/arabe/martien pourra par contre être traité d'ahuri parce qu'il vote libéral/socialiste/ecolo ou parce qu'il aime Nana Mouskouri ou Céline Dion. Ce n'est pas du racisme.
On pourra se moquer des religions, on pourra même vomir les religions, les idéologies, les tendances politiques, tout cela étant permis dans le cadre de la liberté d'expression.
L'Islam n'est pas une race et donc se moquer de l'Islam ou de toute autre religion n'est pas condamnable depuis la disparition bien heureuse du délit de blasphème.
Le négationnisme par contre est du racisme et il est logique que sa propagation soit limitée par la loi, au même titre que tout autre propagande raciste.
C'est ainsi qu'il est logique, même si cela peux paraitre déséquilibré, d'interdire le négationnisme de l'holocauste mais pas les caricatures du prophète.
Et c'est cela le deuxième point fondamental.
Ce n'est pas un groupe (Musulman, Arabe, Martien, Juif ou autre) qui est "protégé" (ou pas) par les limites posées à la liberté d'expression mais bien un acte dont l'interdiction est basée entre autres choses sur son caractère raciste ou pas, indépendamment du groupe concerné par cet acte.
Dalil Boubakeur est bien mal embarqué avec son procès contre Charlie Hebdo dans le cadre de cette interminable histoire de caricatures du prophète.
Il tente d'expliquer qu'il n'a rien contre la liberté d'expression, qu'il ne cherche pas à museler la presse, ni rétablir le délit de blasphème.
Pourtant, il ne fait strictement rien d'autre!
Comme le dit un excellent Edito du Monde: "Les avocats des plaignants se défendent de faire le procès de la liberté d'expression, fustigeant à travers les dessins incriminés "un message raciste qui assimile tout musulman à un terroriste islamique". .......... Mais, en l'espèce, dans le dessin de Cabu, la distinction est sans ambiguïté entre islamistes en particulier et les musulmans en général.
................. le procès de Charlie Hebdo est celui d'un autre âge, d'un autre temps. Même si les plaignants n'invoquent pas cet argument, il faut avoir en mémoire que ce qui a déclenché la polémique, c'est la représentation du prophète Mahomet, qui, aux yeux de l'islam, est un blasphème. On est donc en présence d'une querelle obscurantiste."
Mais d'ou vient alors l'accusation fréquente d'une "liberté d'expression à géométrie variable", qui laisserait faire les attaques contre l'Islam tout en interdisant celles contre Israel?
Comment démonter cette idée d'une "Islamophobie" ambiante jointe à une "Israélophilie" qui ne le serait pas moins?
La liberté d'expression est limitée par la loi dans tous les pays du monde et, à vrai dire, beaucoup plus limitée dans les pays musulmans qu'elle ne l'est en Europe ou aux USA.
Les limites légales à la liberté d'expression portent principalement sur:
a) Les droits d'auteurs (copyrights)
b) La diffamation - les atteintes à la vie privée
d) Le racisme - la xénophobie
e) Le négationnisme d'évènements historiques avérés (génocides et épurations ethniques).
Ces limites à la liberté d'expression sont strictement les mêmes pour tous les habitants d'un pays déterminé et ne sont donc PAS à géométrie variable. C'est le premier point fondamental.
La loi interdira a tout le monde de diffuser des écrits attaquant un blanc/noir/juif/arabe/martien parce qu'il est blanc/juif/arabe/martien. C'est du racisme.
Le même blanc/noir/juif/arabe/martien pourra par contre être traité d'ahuri parce qu'il vote libéral/socialiste/ecolo ou parce qu'il aime Nana Mouskouri ou Céline Dion. Ce n'est pas du racisme.
On pourra se moquer des religions, on pourra même vomir les religions, les idéologies, les tendances politiques, tout cela étant permis dans le cadre de la liberté d'expression.
L'Islam n'est pas une race et donc se moquer de l'Islam ou de toute autre religion n'est pas condamnable depuis la disparition bien heureuse du délit de blasphème.
Le négationnisme par contre est du racisme et il est logique que sa propagation soit limitée par la loi, au même titre que tout autre propagande raciste.
C'est ainsi qu'il est logique, même si cela peux paraitre déséquilibré, d'interdire le négationnisme de l'holocauste mais pas les caricatures du prophète.
Et c'est cela le deuxième point fondamental.
Ce n'est pas un groupe (Musulman, Arabe, Martien, Juif ou autre) qui est "protégé" (ou pas) par les limites posées à la liberté d'expression mais bien un acte dont l'interdiction est basée entre autres choses sur son caractère raciste ou pas, indépendamment du groupe concerné par cet acte.
A vrai dire la seule mais profonde aberration dans toute cette histoire est la distinction posée par le législateur entre un négationnisme (celui de l'holocauste, très clairement interdit) et un autre (par exemple celui du négationnisme d'état pratiqué à l'échelle mondiale par la Turquie quant au génocide des arméniens).
Au nom et en vertu du principe pas toujours bien compris de liberté d'expression.
PS: A lire absolument, le commentaire de Jean P. ici plus bas.
Saturday, February 03, 2007
Le négationnisme: stade suprême du génocide
San Diego, February 3rd, 2007
Arménie : loi contre génocide, par Bernard-Henri Lévy
LE MONDE 01.02.07
On dit : "Ce n'est pas à la loi d'écrire l'Histoire"... Absurde. Car l'Histoire est déjà écrite. Que les Arméniens aient été victimes, au sens précis du terme, d'une tentative de génocide, c'est-à-dire d'une entreprise planifiée d'annihilation, Churchill l'a dit. Jaurès l'a crié. Péguy, au moment même où il s'engage pour Dreyfus, parle de ce commencement de génocide comme du "plus grand massacre du siècle". Les Turcs eux-mêmes l'admettent. Oui, c'est une chose que l'on ne sait pas assez : dès 1918, Mustapha Kemal reconnaît les tueries perpétrées par le gouvernement jeune-turc ; des cours martiales sont instituées ; elles prononcent des centaines de sentences de mort. Et je ne parle pas des historiens ni des théoriciens du génocide, je ne parle pas des chercheurs de Yad Vachem, ni de Yehuda Bauer, ni de Raoul Hilberg, je ne parle pas de tous ces savants pour qui, à l'exception de Bernard Lewis, la question de savoir s'il y a eu, ou non, génocide ne s'est jamais posée et ne se pose pas.
.............................................................................
Eh bien, cette loi qui est celle de la Shoah, ce théorème que j'appelle le théorème de Claude Lanzmann et qui veut que le crime parfait soit un crime sans trace et que l'effacement de la trace soit partie intégrante du crime lui-même, cette évidence d'un négationnisme qui n'est pas la suite mais un moment du génocide et qui lui est consubstantiel, tout cela vaut pour tous les génocides et donc aussi, naturellement, pour le génocide du peuple arménien. On croit que ces gens expriment une opinion : ils perpétuent le crime. Ils se veulent libres-penseurs, apôtres du doute et du soupçon : ils parachèvent l'oeuvre de mort.
Il faut une loi contre le négationnisme parce que le négationnisme est, au sens strict, le stade suprême du génocide. "
Lire l'article complet: >>LIEN
Quelques liens éclairant sur la question du génocide arménien et le négationnisme d'état pratiqué par la Turquie:
1- Génocide : une "vérité" sans autorité. La Négations, la preuve et le témoignage.
2- Pratique de l’histoire et dévoiements négationnistes (PHDN): Le génocide des arméniens.
3- Trial Watch: génocide arménien.
4- Armenian National Institute: source très complète de documents
5- Une pétition très documentée contre le négationnisme de la Turquie, signée entre autre par Raul Hilberg, Yehuda Bauer et plus d'une centaine de spécialistes internationaux des génocides. ("Taking A Stand Against The Turkish Government's Denial of the Armenian Genocide and Scholarly Corruption in the Academy")
Arménie : loi contre génocide, par Bernard-Henri Lévy
LE MONDE 01.02.07
On dit : "Ce n'est pas à la loi d'écrire l'Histoire"... Absurde. Car l'Histoire est déjà écrite. Que les Arméniens aient été victimes, au sens précis du terme, d'une tentative de génocide, c'est-à-dire d'une entreprise planifiée d'annihilation, Churchill l'a dit. Jaurès l'a crié. Péguy, au moment même où il s'engage pour Dreyfus, parle de ce commencement de génocide comme du "plus grand massacre du siècle". Les Turcs eux-mêmes l'admettent. Oui, c'est une chose que l'on ne sait pas assez : dès 1918, Mustapha Kemal reconnaît les tueries perpétrées par le gouvernement jeune-turc ; des cours martiales sont instituées ; elles prononcent des centaines de sentences de mort. Et je ne parle pas des historiens ni des théoriciens du génocide, je ne parle pas des chercheurs de Yad Vachem, ni de Yehuda Bauer, ni de Raoul Hilberg, je ne parle pas de tous ces savants pour qui, à l'exception de Bernard Lewis, la question de savoir s'il y a eu, ou non, génocide ne s'est jamais posée et ne se pose pas.
.............................................................................
Eh bien, cette loi qui est celle de la Shoah, ce théorème que j'appelle le théorème de Claude Lanzmann et qui veut que le crime parfait soit un crime sans trace et que l'effacement de la trace soit partie intégrante du crime lui-même, cette évidence d'un négationnisme qui n'est pas la suite mais un moment du génocide et qui lui est consubstantiel, tout cela vaut pour tous les génocides et donc aussi, naturellement, pour le génocide du peuple arménien. On croit que ces gens expriment une opinion : ils perpétuent le crime. Ils se veulent libres-penseurs, apôtres du doute et du soupçon : ils parachèvent l'oeuvre de mort.
Il faut une loi contre le négationnisme parce que le négationnisme est, au sens strict, le stade suprême du génocide. "
Lire l'article complet: >>LIEN
Quelques liens éclairant sur la question du génocide arménien et le négationnisme d'état pratiqué par la Turquie:
1- Génocide : une "vérité" sans autorité. La Négations, la preuve et le témoignage.
2- Pratique de l’histoire et dévoiements négationnistes (PHDN): Le génocide des arméniens.
3- Trial Watch: génocide arménien.
4- Armenian National Institute: source très complète de documents
5- Une pétition très documentée contre le négationnisme de la Turquie, signée entre autre par Raul Hilberg, Yehuda Bauer et plus d'une centaine de spécialistes internationaux des génocides. ("Taking A Stand Against The Turkish Government's Denial of the Armenian Genocide and Scholarly Corruption in the Academy")
Friday, February 02, 2007
Le négationnisme est une perversion de l'âme et de l'esprit
San Diego, February 2, 2007
Serge Klarsfeld reacts to Hrant Dink murder
Serge Klarsfeld reacts to Hrant Dink murder
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