San Diego, October 26th, 2006
English version below
:
"Ressources naturelles - Deux planètes seraient nécessaires pour satisfaire l'humanité en 2050
Mardi dernier, le WWF a présenté un rapport accablant le mode de vie humain. Si aucune démarche réelle de développement durable n'est entreprise, en 2050 l'humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire en ressources naturelles
En 2050, l'humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire en ressources naturelles : c'est ce qui ressort du rapport Planète Vivante 2006* du Fonds mondial pour la nature, WWF, présenté mardi dernier et qui décrit l'état de la biodiversité au niveau global et la pression sur la biosphère due à la consommation humaine de ressources naturelles. Le WWF a initié les Rapports Planète Vivante en 1998 pour mieux faire connaître la situation du monde naturel et l'impact des activités humaines sur celle-ci, indique James P.Leape Directeur général du WWF International dans l'avant-propos du rapport. Il est construit autour de deux indicateurs : l'Empreinte Ecologique, qui mesure l'étendue de la demande humaine sur ces écosystèmes et l'Indice Planète Vivante, qui reflète la santé des écosystèmes de la planète. "
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Version Anglaise:
Humanity will be using 2 planets' worth of natural ressources by 2050!!!
The world’s natural ecosystems are being degraded at a rate unprecedented in human history, according to a report released today by WWF, the global conservation organization.WWF’s 2006 Living Planet Report, the group’s biennial statement on the state of the natural world, says that on current projections humanity will be using two planets’ worth of natural resources by 2050 — if those resources have not run out by then. It also confirms the trend of biodiversity loss seen in previous Living Planet reports.Already resources are depleting, with the report showing that vertebrate species populations have declined by about one-third in the 33 years from 1970 to 2003. At the same time, humanity’s Ecological Footprint — the demand people place upon the natural world — has increased to the point where the Earth is unable to keep up in the struggle to regenerate. "We are in serious ecological overshoot, consuming resources faster than the Earth can replace them," WWF International’s Director General James Leape said. “The consequences of this are predictable and dire."
Thursday, October 26, 2006
Saturday, October 21, 2006
Raul Hilberg's great work
Brussels, october 21st, 2006
Interview de Raul Hilgberg dans Le Monde du 19 Octobre, à propos de son inlassable travail d'étude de l'Holocauste. (Raul Hilberg : "C'est un travail sans fin..")
Lien français sur Raul Hilberg
English link on Raul_Hilberg
Extraits:
" Q: Rappelons que vous faites partie de ces historiens qui pensent que la Shoah fut moins l'oeuvre d'une poignée de dirigeants que celle d'une bureaucratie autonome...
Oui. En presque soixante ans de recherches, je peux vous assurer que j'ai vu très peu de directives. On s'imagine qu'en régime totalitaire les individus passent leur temps à recevoir des ordres et à devoir y obéir. C'est faux. Dans toute bureaucratie, les gens prennent beaucoup plus d'initiatives qu'on ne croit. Ils se demandent ce qu'ils doivent faire pour se conformer à ce qu'ils supposent être la volonté de leurs supérieurs hiérarchiques. Le processus de destruction résulte de cette sorte d'émulation à tous les niveaux.
Q: Il y a pourtant un moment où la décision a été prise de passer d'une logique d'exclusion à une logique d'extermination...
Il n'y avait pas de schéma directeur préétabli. Quant à la question de la décision, elle est en partie insoluble : on n'a jamais retrouvé d'ordre signé de la main d'Hitler, sans doute parce qu'un tel document n'a jamais existé. Je suis persuadé que les bureaucraties sont mues par une sorte de structure latente : chaque décision en entraîne une autre, puis une autre, et ainsi de suite, même s'il n'est pas possible de prévoir exactement l'étape suivante. Dans cette optique, la vraie question est celle du point de non-retour, en l'occurrence de la date après laquelle tant de massacres avaient été commis qu'il n'était plus possible d'enrayer la machine. Ce point de non-retour a été atteint selon les endroits à différents moments. C'est en Ukraine qu'il l'a été en premier, en août 1941. A cette date, les projets d'émigration massive, notamment vers Madagascar, avaient été abandonnés et, pour résoudre les problèmes posés par la concentration des juifs, l'extermination sur place s'est imposée comme l'ultime solution de la "question juive". Quelques semaines plus tard, les premières chambres à gaz ont été construites, et les Allemands n'avaient pas l'intention de les laisser vides...
Q: Que reste-t-il à apprendre sur la Shoah ?
L'Holocauste a été beaucoup plus étudié que les autres massacres du XXe siècle, qu'il s'agisse des génocides arménien ou tutsi. Mais il reste des trous à combler sur ce qui s'est passé dans certains endroits : en Roumanie, en Transnistrie, dans quelques ghettos polonais, ou encore en Belgique. Il faudra aussi faire sortir l'Holocauste du "ghetto académique" dans lequel il se trouve, afin de le comparer aux autres désastres du XXe siècle."
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Il est intéressant de noter, à l'heure ou la polémique fait rage sur la loi Gayssot et son pendant voté récemment sur la négation du génocide arménien, que les lois mémorielles n'empechent en rien les historiens de continuer leur travail, comme le démontre Raul Hilberg.
A noter aussi qu'il fait sauter un des arguments principaux des négationnistes Turcs du génocide arméniens, l'absence de preuve de décision au sommet........ Le même constat existe bien par rapport à Hitler sans que la qualification de génocide ne soit remise en cause une seconde.
Le lien ici conduit à un article très pertinent défendant les lois mémorielle et faisant sauter les arguments simplistes et réducteurs de ses opposants.
Interview de Raul Hilgberg dans Le Monde du 19 Octobre, à propos de son inlassable travail d'étude de l'Holocauste. (Raul Hilberg : "C'est un travail sans fin..")
Lien français sur Raul Hilberg
English link on Raul_Hilberg
Extraits:
" Q: Rappelons que vous faites partie de ces historiens qui pensent que la Shoah fut moins l'oeuvre d'une poignée de dirigeants que celle d'une bureaucratie autonome...
Oui. En presque soixante ans de recherches, je peux vous assurer que j'ai vu très peu de directives. On s'imagine qu'en régime totalitaire les individus passent leur temps à recevoir des ordres et à devoir y obéir. C'est faux. Dans toute bureaucratie, les gens prennent beaucoup plus d'initiatives qu'on ne croit. Ils se demandent ce qu'ils doivent faire pour se conformer à ce qu'ils supposent être la volonté de leurs supérieurs hiérarchiques. Le processus de destruction résulte de cette sorte d'émulation à tous les niveaux.
Q: Il y a pourtant un moment où la décision a été prise de passer d'une logique d'exclusion à une logique d'extermination...
Il n'y avait pas de schéma directeur préétabli. Quant à la question de la décision, elle est en partie insoluble : on n'a jamais retrouvé d'ordre signé de la main d'Hitler, sans doute parce qu'un tel document n'a jamais existé. Je suis persuadé que les bureaucraties sont mues par une sorte de structure latente : chaque décision en entraîne une autre, puis une autre, et ainsi de suite, même s'il n'est pas possible de prévoir exactement l'étape suivante. Dans cette optique, la vraie question est celle du point de non-retour, en l'occurrence de la date après laquelle tant de massacres avaient été commis qu'il n'était plus possible d'enrayer la machine. Ce point de non-retour a été atteint selon les endroits à différents moments. C'est en Ukraine qu'il l'a été en premier, en août 1941. A cette date, les projets d'émigration massive, notamment vers Madagascar, avaient été abandonnés et, pour résoudre les problèmes posés par la concentration des juifs, l'extermination sur place s'est imposée comme l'ultime solution de la "question juive". Quelques semaines plus tard, les premières chambres à gaz ont été construites, et les Allemands n'avaient pas l'intention de les laisser vides...
Q: Que reste-t-il à apprendre sur la Shoah ?
L'Holocauste a été beaucoup plus étudié que les autres massacres du XXe siècle, qu'il s'agisse des génocides arménien ou tutsi. Mais il reste des trous à combler sur ce qui s'est passé dans certains endroits : en Roumanie, en Transnistrie, dans quelques ghettos polonais, ou encore en Belgique. Il faudra aussi faire sortir l'Holocauste du "ghetto académique" dans lequel il se trouve, afin de le comparer aux autres désastres du XXe siècle."
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Il est intéressant de noter, à l'heure ou la polémique fait rage sur la loi Gayssot et son pendant voté récemment sur la négation du génocide arménien, que les lois mémorielles n'empechent en rien les historiens de continuer leur travail, comme le démontre Raul Hilberg.
A noter aussi qu'il fait sauter un des arguments principaux des négationnistes Turcs du génocide arméniens, l'absence de preuve de décision au sommet........ Le même constat existe bien par rapport à Hitler sans que la qualification de génocide ne soit remise en cause une seconde.
Le lien ici conduit à un article très pertinent défendant les lois mémorielle et faisant sauter les arguments simplistes et réducteurs de ses opposants.
Sunday, October 15, 2006
Rage négationniste en Turquie
Bruxelles, le 15 Octobre 2006
L'adoption par le parlement français d'une proposition de loi pénalisant le négationnisme du génocide arménien provoque une levée de bouclier générale en Turquie bien sur, qui s'en étonne, mais aussi en Europe.
Passons sur l'ironie de la situation, l'argument fallacieux avancé par la Turquie est celui de la "liberté d'expression" qui n'est pas à proprement parler la qualité la plus frappante de ce candidat à l'entrée dans l'UE.
Le problème pour moi réside dans le fait que ce négationnisme d'état qui déferle sur le monde entier est une nième expression du désir d'annihiler une population. Ce négationnisme, il agresse, il incite à la haine, il veux tuer la moindre trace de ces faits ignobles. Il le fait par déni, invention, diabolisation, réecriture de l'histoire.
Le rapprochement avec la problématique de la loi Gayssot est inévitable.
Il faut bien avouer que contre la falsification des faits, le choix des armes n'est pas aisé. «On n'a le choix qu'entre des inconvénients, observe Finkielkraut dans le magazine "Lire" en Janvier 2002. La loi Gayssot en est un, mais peut-on lâcher la bride à des discours qui vont plus loin que le classique ''Mort aux juifs! "? Nier le génocide, c'est remettre au goût du jour ce qu'il y a de plus noir dans l'antisémitisme, c'est faire croire que les juifs cherchent à extorquer la pitié du monde et son argent, c'est ressusciter le mythe du fameux complot dans la lignée des Protocoles des Sages de Sion, c'est revenir au temps de l'antisémitisme apocalyptique.»
Et en effet, pour qui a le courage de pénétrer dans le monde effrayant du négationnisme Turc, on se rend très vite compte que le discour négationniste est bien sur incompatible avec le moindre début de réconciliation. On peux d'ailleurs se demander comment un état négationniste pourra un jour s'intégrer viablement dans l'UE?
"Le négationnisme fait partie intégrante du scénario génocidaire, dont la profondeur négatrice survit à l'extermination physique". (AIRCRIGE)
L'adoption par le parlement français d'une proposition de loi pénalisant le négationnisme du génocide arménien provoque une levée de bouclier générale en Turquie bien sur, qui s'en étonne, mais aussi en Europe.
Passons sur l'ironie de la situation, l'argument fallacieux avancé par la Turquie est celui de la "liberté d'expression" qui n'est pas à proprement parler la qualité la plus frappante de ce candidat à l'entrée dans l'UE.
Le problème pour moi réside dans le fait que ce négationnisme d'état qui déferle sur le monde entier est une nième expression du désir d'annihiler une population. Ce négationnisme, il agresse, il incite à la haine, il veux tuer la moindre trace de ces faits ignobles. Il le fait par déni, invention, diabolisation, réecriture de l'histoire.
Le rapprochement avec la problématique de la loi Gayssot est inévitable.
Il faut bien avouer que contre la falsification des faits, le choix des armes n'est pas aisé. «On n'a le choix qu'entre des inconvénients, observe Finkielkraut dans le magazine "Lire" en Janvier 2002. La loi Gayssot en est un, mais peut-on lâcher la bride à des discours qui vont plus loin que le classique ''Mort aux juifs! "? Nier le génocide, c'est remettre au goût du jour ce qu'il y a de plus noir dans l'antisémitisme, c'est faire croire que les juifs cherchent à extorquer la pitié du monde et son argent, c'est ressusciter le mythe du fameux complot dans la lignée des Protocoles des Sages de Sion, c'est revenir au temps de l'antisémitisme apocalyptique.»
Et en effet, pour qui a le courage de pénétrer dans le monde effrayant du négationnisme Turc, on se rend très vite compte que le discour négationniste est bien sur incompatible avec le moindre début de réconciliation. On peux d'ailleurs se demander comment un état négationniste pourra un jour s'intégrer viablement dans l'UE?
"Le négationnisme fait partie intégrante du scénario génocidaire, dont la profondeur négatrice survit à l'extermination physique". (AIRCRIGE)
Thursday, October 12, 2006
Négationnisme du génocide arménien
HCMC, October 12, 2006
Le débat fait rage sur la pénalisation du négationnisme, ce dans le cadre du génocide des arméniens par la Turquie.
Un éditorial du Monde nous informe que l'"histoire appartient aux historiens" et qu'il est donc innoportun pour les parlementaires de légiférer sur le sujet.
La partisans de la liberté d'expression maximale, dont je fais partie, sont aussi sur les rangs, défendant l'idée que le négationnisme participe de la liberté d'expression.
Néanmoins, le débat passe à côté de quelques éléments d'importance et est ainsi tout à fait faussé:
a) Comme le dit un autre article du monde, "Du négationnisme considéré comme une atteinte à l'ordre public -Article paru dans l'édition du 13.05.06"
"Nier le génocide arménien n'est pas exprimer une opinion, mais s'en prendre à la dignité de l'homme. .....Il est utile de rappeler que l'adoption de lois visant à prohiber la négation de génocides attestés par les historiens et reconnus comme tels n'équivaut pas permission aux tribunaux d'intervenir sur la qualification d'un événement historique. Ce qui importe au juge dans les affaires de contestation de crimes contre l'humanité, ce n'est pas la question de savoir si ce que dit l'historien est vrai, mais celle de savoir si son travail et ses allégations révèlent une intention de nuire ou répondent au devoir d'objectivité et aux règles de la bonne foi. ....
La liberté du scientifique ne rime pas avec son irresponsabilité. Ce que condamne le juge, le cas échéant, ce n'est pas d'avoir pensé différemment, c'est de profiter de la légitimité conférée par le débat scientifique et le statut d'historien pour soutenir une idéologie négationniste.
.... si la dignité de la personne humaine est bafouée par l'exécution de crimes contre l'humanité, quels qu'ils soient, elle l'est aussi par la contestation de ces mêmes crimes généralement considérée comme l'étape ultime de tout processus génocidaire : « Le négateur fait au témoin ce que le bourreau fait à la victime » (Frédéric Worms). ..."
b) Suite à une longue pratique de tentative de dialogue avec des négationnistes convaincus, je peux témoigner que la vraie atteinte à la liberté d'expression est le négationnisme, et non pas sa pénalisation. On peux le comprendre mieux en se demandant s'il faut dépénaliser la pédophilie au nom de la même liberté d'expression??? Ce serait bien sur une abberation totale et une mésutilisation du principe de liberté d'expression.
c) Imaginons un biologiste qui organise des conférences sur l'infériorité d'une race particulière, infériorité prouvée par des recherches scientifiques bidons. Est ce que les représentants de cette race seraient forcés d'accepter une telle démonstration ignominieuse sans le moindre recours à la loi sous prétexte qu'il "n'appartient pas aux juges de faire la biologie"?????
d) Le négationnisme ne porte malheureusement pas que sur le génocide arménien, il porte aussi sur des génocides "actuels" comme par exemple au Soudan. C'est à l'examen de la situation au Darfour que l'on comprend mieux que la négation fait partie intégrante du processus génocidaire et doit donc etre condamné dans l'ensemble.
Le débat fait rage sur la pénalisation du négationnisme, ce dans le cadre du génocide des arméniens par la Turquie.
Un éditorial du Monde nous informe que l'"histoire appartient aux historiens" et qu'il est donc innoportun pour les parlementaires de légiférer sur le sujet.
La partisans de la liberté d'expression maximale, dont je fais partie, sont aussi sur les rangs, défendant l'idée que le négationnisme participe de la liberté d'expression.
Néanmoins, le débat passe à côté de quelques éléments d'importance et est ainsi tout à fait faussé:
a) Comme le dit un autre article du monde, "Du négationnisme considéré comme une atteinte à l'ordre public -Article paru dans l'édition du 13.05.06"
"Nier le génocide arménien n'est pas exprimer une opinion, mais s'en prendre à la dignité de l'homme. .....Il est utile de rappeler que l'adoption de lois visant à prohiber la négation de génocides attestés par les historiens et reconnus comme tels n'équivaut pas permission aux tribunaux d'intervenir sur la qualification d'un événement historique. Ce qui importe au juge dans les affaires de contestation de crimes contre l'humanité, ce n'est pas la question de savoir si ce que dit l'historien est vrai, mais celle de savoir si son travail et ses allégations révèlent une intention de nuire ou répondent au devoir d'objectivité et aux règles de la bonne foi. ....
La liberté du scientifique ne rime pas avec son irresponsabilité. Ce que condamne le juge, le cas échéant, ce n'est pas d'avoir pensé différemment, c'est de profiter de la légitimité conférée par le débat scientifique et le statut d'historien pour soutenir une idéologie négationniste.
.... si la dignité de la personne humaine est bafouée par l'exécution de crimes contre l'humanité, quels qu'ils soient, elle l'est aussi par la contestation de ces mêmes crimes généralement considérée comme l'étape ultime de tout processus génocidaire : « Le négateur fait au témoin ce que le bourreau fait à la victime » (Frédéric Worms). ..."
b) Suite à une longue pratique de tentative de dialogue avec des négationnistes convaincus, je peux témoigner que la vraie atteinte à la liberté d'expression est le négationnisme, et non pas sa pénalisation. On peux le comprendre mieux en se demandant s'il faut dépénaliser la pédophilie au nom de la même liberté d'expression??? Ce serait bien sur une abberation totale et une mésutilisation du principe de liberté d'expression.
c) Imaginons un biologiste qui organise des conférences sur l'infériorité d'une race particulière, infériorité prouvée par des recherches scientifiques bidons. Est ce que les représentants de cette race seraient forcés d'accepter une telle démonstration ignominieuse sans le moindre recours à la loi sous prétexte qu'il "n'appartient pas aux juges de faire la biologie"?????
d) Le négationnisme ne porte malheureusement pas que sur le génocide arménien, il porte aussi sur des génocides "actuels" comme par exemple au Soudan. C'est à l'examen de la situation au Darfour que l'on comprend mieux que la négation fait partie intégrante du processus génocidaire et doit donc etre condamné dans l'ensemble.
Tuesday, October 03, 2006
Taner Akcam's new book on the armenian genocide
San Diego, October 3, 2006
Taner Akcam may create an important step in the endless discussion over the arménian genocide by Turkey. At the same time, President Chirac declared during his first visit to Armenia that Turkey should recognize the génocide before being accepted in the European Union
About the book: A Shameful Act: The Armenian Genocide And the Question of Turkish Responsibility
"In 1915, under the cover of a world war, some one million Armenians were killed through starvation, forced marches, forced exile, and mass acts of slaughter. Although Armenians and world opinion have held the Ottoman powers responsible, Turkey has consistently rejected any claim of intentional genocide. Now, in a pioneering work of excavation, Turkish historian Taner Akam has made extensive and unprecedented use of Ottoman and other sources to produce a scrupulous charge sheet against the Turkish authorities. The first scholar of any nationality to have mined the significant evidencein Turkish military and court records, parliamentary minutes, letters, and eyewitness accountsAkam follows the chain of events leading up to the killing and then reconstructs its systematic orchestration by coordinated departments of the Ottoman state, the ruling political parties, and the military. He also probes the crucial question of how Turkey succeeded in evading responsibility, pointing to competing international interests in the region, the priorities of Turkish nationalists, and the international communitys inadequate attempts to bring the perpetrators to justice. As Turkey lobbies to enter the European Union, Akams work becomes ever more important and relevant. Beyond its timeliness, A Shameful Act is sure to take its lasting place as a classic and necessary work on the subject. "
See details here
Taner Akcam may create an important step in the endless discussion over the arménian genocide by Turkey. At the same time, President Chirac declared during his first visit to Armenia that Turkey should recognize the génocide before being accepted in the European Union
About the book: A Shameful Act: The Armenian Genocide And the Question of Turkish Responsibility
"In 1915, under the cover of a world war, some one million Armenians were killed through starvation, forced marches, forced exile, and mass acts of slaughter. Although Armenians and world opinion have held the Ottoman powers responsible, Turkey has consistently rejected any claim of intentional genocide. Now, in a pioneering work of excavation, Turkish historian Taner Akam has made extensive and unprecedented use of Ottoman and other sources to produce a scrupulous charge sheet against the Turkish authorities. The first scholar of any nationality to have mined the significant evidencein Turkish military and court records, parliamentary minutes, letters, and eyewitness accountsAkam follows the chain of events leading up to the killing and then reconstructs its systematic orchestration by coordinated departments of the Ottoman state, the ruling political parties, and the military. He also probes the crucial question of how Turkey succeeded in evading responsibility, pointing to competing international interests in the region, the priorities of Turkish nationalists, and the international communitys inadequate attempts to bring the perpetrators to justice. As Turkey lobbies to enter the European Union, Akams work becomes ever more important and relevant. Beyond its timeliness, A Shameful Act is sure to take its lasting place as a classic and necessary work on the subject. "
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Sunday, October 01, 2006
Ernest Dupont s'adresse à Al-Zawahiri
San Diego, 1er Octobre 2006
En réponse aux menaces diverses exprimées par Ayman Al-Zawahiri, l'idéologue et numéro deux d'Al-Qaida, Ernest Dupont prend position.
"Al-Zawahiri, je te demande de te convertir au plus vite, au choix le "Lions Club" ou le "Rotary".
Un article du Monde nous apprend en effet que:
"Ayman Al-Zawahiri a en outre traité le pape Benoît XVI d'"imposteur pour son attitude à l'égard de l'islam et des musulmans", selon Al-Jazira. "Cet imposteur a sciemment attaqué l'islam [en affirmant] qu'il n'a rien à voir avec la raison", dit le numéro deux du réseau terroriste."Ces attaques ne sont pas isolées, mais elles interviennent dans le cadre d'une série d'humiliations adressées à l'islam", note-t-il. Il cite dans ce contexte le romancier britannique d'origine iranienne, Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques, l'interdiction en France du port du voile islamique dans les écoles publiques, les caricatures controversées du prophète Mahomet, publiées il y a un an par un journal danois ainsi que "les offenses américaines du Coran". "Toutes ces humiliations ont coïncidé avec la campagne croisée en Afghanistan, en Irak, au Liban et en Palestine", dit encore Zawahiri."Si Benoît XVI adresse à notre égard des mensonges et nous attaque, nous répondons à son préjudice par une bienfaisance : nous l'appelons, ainsi que tous les chrétiens, à se convertir à l'islam", ajoute le numéro deux d'Al-Qaida dans sa vidéo."
Pour rappel, Ernest Dupont, le terroriste du terroir, est le seul personnage d'importance à oser dire haut et fort que la tribune accordée par la presse mondiale aux imprécations d'Al-Qaida n'a aucune sorte de justification.
En réponse aux menaces diverses exprimées par Ayman Al-Zawahiri, l'idéologue et numéro deux d'Al-Qaida, Ernest Dupont prend position.
"Al-Zawahiri, je te demande de te convertir au plus vite, au choix le "Lions Club" ou le "Rotary".
Un article du Monde nous apprend en effet que:
"Ayman Al-Zawahiri a en outre traité le pape Benoît XVI d'"imposteur pour son attitude à l'égard de l'islam et des musulmans", selon Al-Jazira. "Cet imposteur a sciemment attaqué l'islam [en affirmant] qu'il n'a rien à voir avec la raison", dit le numéro deux du réseau terroriste."Ces attaques ne sont pas isolées, mais elles interviennent dans le cadre d'une série d'humiliations adressées à l'islam", note-t-il. Il cite dans ce contexte le romancier britannique d'origine iranienne, Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques, l'interdiction en France du port du voile islamique dans les écoles publiques, les caricatures controversées du prophète Mahomet, publiées il y a un an par un journal danois ainsi que "les offenses américaines du Coran". "Toutes ces humiliations ont coïncidé avec la campagne croisée en Afghanistan, en Irak, au Liban et en Palestine", dit encore Zawahiri."Si Benoît XVI adresse à notre égard des mensonges et nous attaque, nous répondons à son préjudice par une bienfaisance : nous l'appelons, ainsi que tous les chrétiens, à se convertir à l'islam", ajoute le numéro deux d'Al-Qaida dans sa vidéo."
Pour rappel, Ernest Dupont, le terroriste du terroir, est le seul personnage d'importance à oser dire haut et fort que la tribune accordée par la presse mondiale aux imprécations d'Al-Qaida n'a aucune sorte de justification.
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